M3 S'EXPRIME !

05 Déc 2016
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Bienséance sur le parvis de l’église 2.0

Sur les réseaux sociaux, et probablement sans s’en rendre compte, un grand nombre d’entreprises et d’organisations se montrent envahissantes dans leur approche. Cette façon de faire, désagréable et peu payante, est une triste démonstration du manque de ressource des diffuseurs face au nombre croissant de contenus publiés quotidiennement. «Ils ont publié quelque chose : je dois aussi publier de mon côté». Voici venue la variante web du concept de «voisin gonflable». Cette façon d’agir sur les réseaux sociaux est non seulement épuisante, mais tout à fait infructueuse.

Les Facebook, LinkedIn et Twitter de ce monde reflètent somme toute assez bien le genre d’individus que l’on croise chaque jour. Certains sont très intéressants et créatifs, mais parlent peu (voire très peu) alors que d’autres «parlent beaucoup pour ne rien dire» ou s’exposent… trop.

Comment puis-je vous aider?

Si chaque terrien peut avoir sa page ou son compte sur les réseaux sociaux, les entreprises de services comme la mienne (M3 Rédaction) peuvent aussi compter sur moult moyens permettant de se faire connaître et de s’exprimer sur la version 2.0 du parvis de l’église.

Et il existe plusieurs façons de se signaler dans la foule.

L’une des plus populaires va invariablement comme suit :

«Bonjour, mon nom est M3 Rédaction. Voici mes services, voici mes tarifs. Contactez-moi si vous avez besoin.»

Une présentation plus adéquate et conviviale prendrait cette forme :

«Bonjour, mon nom est M3 Rédaction. Je suis spécialisée dans le domaine des communications écrites, ce qui inclut les communications internes et externes d’organisations comme la vôtre, le soutien au marketing, la gestion des réseaux sociaux, la rédaction commerciale et le journalisme de niche. Comment puis-je vous aider?»

Vous aurez compris qu’au bout du compte, le cœur du message réside entièrement dans la dernière phrase : «Comment puis-je vous aider?»

Pourquoi? Parce que même si l’année 2017 est à nos portes et que nous vivons une époque qui se définit par l’utilisation accrue de nouvelles technologies sans cesse renouvelées, il est primordial de revaloriser le mandat initial de l’entreprise de service qui est d’écouter, de conseiller et de soutenir dans le but de contribuer au succès des autres.

En outre, il y a un humain derrière la machine. Et si cette machine est efficace, performante et solide, une organisation désireuse d’obtenir des contrats doit aussi rappeler que la personne qui l’utilise est quant à elle humaine, compréhensive et capable de faire preuve de souplesse.

La valeur ajoutée

On voit trop d’organisations oublier qu’un consommateur, un client, un patient, un fournisseur, un donneur d’ordre, un employeur a toujours l’embarras du choix. Si vous le trouvez en train de chercher un service (possiblement le vôtre), c’est qu’il a un besoin à combler. Ce faisant, il souhaite connaître rapidement votre valeur ajoutée. Sinon? La page se tournera et le chapitre qui vous concerne sera terminé et aussitôt oublié.

Et si, comme nous le disions, certaines organisations sont «trop» présentes sur les réseaux sociaux alors que d’autres le sont «trop peu», le juste milieu apparaît le plus payant. Dans certains cas, le silence est parfois plus éloquent que les mots.

À propos de l’utilisation des réseaux sociaux, je vous suggère de lire les documents rédigés par les chercheurs de l’Observatoire des médias sociaux en relations publiques, lequel est rattaché au Département d’information et de communication de l’Université Laval.